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 (A/01) Aller plus haut, aller plus hauuuttt! feat Alex MacAlister

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Beatriz D. Vega
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MessageSujet: (A/01) Aller plus haut, aller plus hauuuttt! feat Alex MacAlister   Dim 4 Nov - 21:09

Personne n'avait vu son frère. Après les hurlements, les cris, les angoisses, les défoulements des arrivants, un certain calme régnait. Enfin, en apparence. Beatriz s'était juste éloignée des voyageurs. Oh non, pas très loin, mais juste assez pour que les plaintes soient diminuées. Elle n'avait pas pensé à prendre des bouchons-oreilles, et là, elle ne pouvait se concentrer là-dessus.

Son frère était introuvable. Et parmi ses cris, ceux d'une trentaine de personnes y étaient mêlés. Alors forcément, il n'y avait eu qu'un brouhaha incessant. Entre ceux qui étaient blessés, ceux qui parlaient une langue inconnue, ceux qui pleuraient, se lamentaient, elle n'avait pas souhaité rester parmi eux. Alors un peu de calme, ce n'était pas trop demandé.

Un peu à l'écart, la blonde réfléchissait à la situation. Ils se trouvaient dans une situation hallucinante. Elle n'avait jamais vu ça! Et certaines personnes semblaient manquer à l'appel. D'après ce qu'elle avait remarqué. Bien que certains semblaient s'être calmés, d'autres étaient apeurés, tremblaient. L'espagnole devait être l'une des personnes compétentes pour pouvoir aider ces rescapés. L'hôtesse de l'air avait déjà été formée aux situations d'urgence. Mais là, elle avait besoin d'une pause. Elle ne pouvait venir à eux en étant aussi tourmentée qu'eux. Et surtout, la trentenaire pensait que l'équipage se devait être là pour prendre soin des passagers échoués sur la plage. Mais elle ne les avait pas encore vu. La rescapée n'avait aucune idée des passagers pouvant être aptes à accorder des soins particuliers. Et là, la plupart d'entre eux en avaient besoin.

D'où cette solution d'isolement. S'isoler pour mieux revenir et pouvoir accorder du temps aux personnes en détresse. En général, son uniforme permettait de rassurer les uns et les autres. Mais là, c'était une passagère comme une autre.

Elle s'observa un instant Beatriz Dafné Vega était bien loin d'aborder une tenue satisfaisante. Premièrement, ses cheveux; qui avaient auparavant pris un bain de mer; la grattaient. Bien qu'ils aient séchés, à l'aide du temps mais aussi du soleil, ils n'étaient pas au meilleurs de leur forme. Ses
habits tiraient la tronche. Et pour parfaire le tout, ses chaussures de sports, faisaient plus du "splich sploch" qu'un bruit silencieux lorsqu'elle marchait. Ses divines baskets avaient fait un magnifique plongeon dans l'eau quelques heures auparavant. L'hôtesse de l'air ne s'en était pas plus préoccupée que ça, ses pensées étaient parties pour son jeune frère. Elle les enleva, avec les chaussettes, laissant s'écouler l'eau des chaussures. Puis elle essora ses chaussettes. Elle regarda d'un air quelque peu dépité ses chaussures.

«Des baskets toutes neuves!!! J'espère qu'elles ne sont pas bonnes à jeter...» se lamenta-t-elle en espagnol.

Assise, Beatriz prenait sa tête dans ses mains, soufflant un bon coup. Que pouvait-elle faire? Que pouvait-elle apporter? La blonde jetait des regards furtifs vers l'arrivée des passagers. Puis, c'est en voyant les cocotiers qu'elle eut une illumination!

«Mais oui, bien sûr!»s'exclama-t'elle dans sa langue maternelle.

Elle se leva d'un seul coup et s'avança en courant, en tenant ses baskets et chaussettes d'un main, pieds nus dans le sable. La pétillante blonde s'était rapprochée des rescapés, vers quelques cocotiers. Et c'est là qu'un problème de taille lui apparaissait plus nettement.

«Ah... De loin ça m'apparaissait moins... haut.» se murmura-t-elle presque pour elle-même.

En effet, ces dits fruits convoités se trouvaient bien haut. Et ce n'était pas en faisant un bond, qu'elle parviendrait à attraper l'une de ces noix. D'un air pensif elle se touchait le menton, tentant de trouver une solution.

D'une manière soudaine; certainement plus parce que l'esprit de la femme dotée aux yeux verts était occupée à trouver une solution; elle vit une jeune femme à ses côtés. Enfin, proche d'elle. Et l'espagnole la reconnaissait. C'était la femme mariée, celle qui cherchait son mari. A mieux y regarder, il n'y avait toujours pas d'homme à ses côtés. Cela voulait certainement signifier que la rescapée; tout comme Beatriz; ne l'avait pas retrouvé. Étrangement, ces deux femmes se retrouvaient au même endroit, à regarder dans la même direction. Un début prometteur.

« Vous aussi, vous vous demandez comment les atteindre ?» la questionna-t-elle en anglais, d'une voix mal assurée.

Beatriz évitait soigneusement le sujet de la personne disparue. Peut-être que tout comme elle, celle-ci se concentrait sur une tâche précise, celle de trouver de la nourriture, afin d'éviter d'avoir les idées noires. Ou même d'être utile.

« J'avais pensé aller les chercher moi-même... Mais ça me paraît assez... Gigantesque... Haut... Trop haut.» commenta-t-elle, observant le cocotier. «  Mais vous avez peut-être une idée?» lui demanda la femme aux longs cheveux blonds.
Alex MacAlister
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MessageSujet: Re: (A/01) Aller plus haut, aller plus hauuuttt! feat Alex MacAlister   Mar 6 Nov - 11:46

Peter. Sa voix s’était tue quand son regard, lui ne pouvait taire cette inquiétude, ce désespoir de ne pas être capable de trouver celui que son cœur appelait aussi fortement. Depuis son réveil, secouée par un autre passager qui s’était vaguement assuré de son bien-être, elle n’avait eu de cesse de chercher son époux, questionnant tous ceux qu’elle croisait à ce sujet, essayant d’imposer son cri au-dessus de celui des autres, en vain. Le cuisinier était introuvable. La lune de miel était officiellement terminée et au milieu de toute la cohue, Alex put au moins constater une chose : elle n’était pas seule. L’une cherchait son frère quand des parents espéraient retrouver leurs enfants. La panique de la situation l’avait envahie au début mais, rapidement, elle mit ses émotions de côté pour essayer de donner quelques directives afin d’aider le groupe. Les morts flottaient parfois à la surface, ramenés par certains volontaires sur la plage, déposés un peu plus loin de la zone où quelques médecins et infirmiers intervenaient. Pour l’heure, personne n’osait vraiment fouiller les valises qui n’étaient pas les leurs ou, pire, les cadavres. Pourtant, le pragmatisme d’Alex lui murmurait que, bientôt, s’ils ne voulaient pas mourir de faim ou de soif, ils devraient le faire, morale ou non.

Epuisée de parcourir la plage de long en large, elle finit par ressentir les premiers vertiges dus, justement, au manque de satiété. Son ventre gargouillait grandement, lui rappelant sa condition humaine quand d’autres devaient se poser la même question. Alors, elle avait tourné son regard vers la jungle. Il faudrait qu’ils s’y aventurent, tant pour la nourriture que pour la recherche des autres survivants. Peut être Peter s’était-il échoué un peu plus loin… ? Elle l’espérait vraiment, appréhendant chaque cadavre qui venait s’échouer sur la plage de peur d’être confrontée à celui, déformé par les eaux salées, de son mari. S’éloignant un peu de l’agitation ambiante, des cris, de l’organisation qui essayait de se faire dans la cohue, son regard s’était posé sur quelques cocotiers aux fruits hautement placés. S’approchant, elle jaugea la hauteur et la grimpe que l’arbre sans réelle prise imposait. Le soleil était à son déclin et dans quelques heures tout au plus, la nuit s’abattrait sur eux tous. S’ils voulaient manger ce jour, c’était maintenant ou jamais, même si la tâche était aussi ardue que la quantité de nourriture ne saurait tous les nourrir.

Alex portait toujours sa chemise rose pâle, désormais tâchée par endroit d’un sang qui n’était pas forcément le sien. En raison du dîner auquel elle se trouvait, elle portait un pantalon en jean qui moulait ses jambes avec grâce et des tennis en toile. Ses cheveux formaient quelques paquets, mèches décoiffées dues au sable, au sel et au léger vent qui balayait la plage, lui offrant un brushing digne d’une surfeuse hawaïenne, la planche en moins. Toisant son challenge du moment, une autre jeune femme finit par la rejoindre, attirant son attention dans un anglais approximatif, agrémenté d’un petit accent. Posant ses yeux noisette sur elle, la jeune femme n’eut pas grand mal à la reconnaître pour l’avoir croisée plus tôt, cherchant son frère. Elles avaient discuté un peu avant de prendre une voie différente, la plage étant suffisamment longue pour se perdre de vue plusieurs heures durant. Elle lui adressa un maigre sourire, sa solitude lui rappelant la sienne, essayant de la mettre de côté malgré tout.

« J’ai peut être une idée… Voire même deux. » Mais elle manquait de matériel. Alex pratiquait l’escalade et, de prime abord, elle chercha des prises sur le tronc, dans en trouver. Non, il fallait ruser, assurer sa grimpe et se montrer patient… Ou bien être bon tireur ? « Soit on grimpe… Soit on les fait descendre. Mais vu la hauteur, on va avoir du mal à lancer les galets avec suffisamment de force pour espérer toucher et faire tomber les fruits. » A vu de nez, les plus petits toisaient à une quinzaine de mètres malgré tout. S’avançant vers un arbre, Alex essaya de le secouer vaguement, en vain. « Si on veut espérer grimper, il va falloir une sangle… ou une ceinture, à la limite. » Elle se retourna vers l’autre blonde. « C’est quoi ton nom, déjà ? » Elle en avait tant entendu tout au long de la journée que c’était difficile de s’en remémorer un précisément.
Beatriz D. Vega
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MessageSujet: Re: (A/01) Aller plus haut, aller plus hauuuttt! feat Alex MacAlister   Dim 11 Nov - 16:09

«Beatriz Dafné Vega. Mais Beatriz ira très bien pour aujourd'hui je pense.» déclara-t-elle.

Bea aurait aussi bien pu faire l'affaire. Néanmoins, elle ne se sentait pas assez proche de la jeune femme. Peut-être que si elles restaient plus longtemps, le petit surnom serait proposé.

«Je n'ai pas de ceinture. En revanche j'ai un châle après...»marqua-t-elle d'une pause en se remémorant ce souvenir associé à son adolescence.

Une idée avait éclot dans son esprit. L'espagnole se rappelait de ce dessin animé de Disney, de cette femme asiatique qui lui rappelait son ancienne amoureuse; son ancienne femme qu'elle avait aimée; dont le courage, l'intelligence et la bravoure avait su apporter une nouvelle image des héroïnes. Cette femme s'était travestie en homme afin de prendre la place de son père. Et la scène dont elle se souvenait bien particulièrement, c'était celle où la brune s'armait de courage pour escalader le poteau. Et la manière dont elle avait réussi était d'avoir croisé ses deux espèces de grosses pièces d'or.

Actuellement l'enjeu n'était pas de décrocher une flèche, mais une noix de coco. Et personne n'était obligé de porter deux grosses pièces d'or. L'affaire pouvait paraître plus facile.Cependant, la hauteur du tronc, le manque d'appuis et la faim étaient des facteurs pouvant mener à la défaite.

«Grimper ça me paraît bien compliqué. J'ai peut-être des baskets, mais avec le tronc et mon âge, je ne suis pas sûre que je pourrais aller loin. Vous, en revanche vous paraissez plus jeune.» constata-t'elle.

Bien qu'adroite, Beatriz se voyait mal avoir l'adresse d'un singe. Elle avait peut-être déjà fait des séances de yoga; du moins pour se détendre; mais elle n'était pas des plus agiles!


«Néanmoins, j'ai du mal à vous voir grimper sans assurance. Je ne suis pas suis sûre de vouloir tenter le diable sans sécurité certaine. Je ne suis même pas sûre d'avoir vu un médecin. A moins que l'homme de 50 ans ne le soit...»dit-elle de manière dubitative.

Mais rien n'était sûr. Et ce n'était pas Béatriz qui pourrait faire la doctoresse. Elle possédait des compétences en premiers secours mais pas des compétences supérieures dans la médecine.
La blonde hésitait à proposer sa solution. Un dessin animé c'était loin de coller à un semblant de réalité. Tout le monde le savait! C'est comme Les Indestructibles, personne n'avait de pouvoirs! Personne!

«Vous... Enfin... C'est débile...»hésitait la femme aux yeux verts.

Elle se gratta les cheveux, d'un air gêné en se mordillant les lèvres, jetant un coup d’œil soudain rempli d'intérêt envers ses pieds. Tiens, ils étaient vernis de rouge! Il faudrait vernir de nouveau ses ongles de doigts de pieds d'ici quelques semaines. A moins que ça ne s'écaille sur cette île...

«Enfin... Peut-être... Peut-être que...» balbutiait la femme de 37 ans, tentant de trouver ses mots.

Non, elle allait la trouver ridicule avec son idée à la con. Et l'hôtesse de l'air ne serait pas pris plus au sérieux! Roh, elle devait vraiment se mettre un coup au derrière. Allez! Il fallait qu'elle ait un peu de courage!

«Enfin je... Vous voyez... non...»recommença-t'elle de plus belle.

Il fallait qu'elle se ressaisisse parce que là, elle était tout simplement navrante! Ce n'était pas parce que l'espagnole avait des idées qu'elles pouvaient être mauvaises. Bon dieu! Beatriz Dafné Vega serait la honte de sa mère! La blonde entendait presque sa mère la gronder avec sa voix chantante.

«Enfin je... Voilà... J'ai un châle. On pourrait l'utiliser pour s'aider à monter le haut de l'arbre en question. Tout en le solidifiant peut-être avec ma chemise.... De cette manière, avec le tissus renforcé... Mais... Non c'est idiot... Totalement idiot! Peut-être qu'on aurait plus de chance en lançant des galets ou même en trouvant des longs bâtons ? Ou demander à quelqu'un de nous passer une ceinture ?» se questionna la femme aux longs cheveux tout en regardant ceux qui se doraient la pilule sous le soleil.
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