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 (A/01) "L'homme est comme une horloge. Il se remonte par la nourriture deux ou trois fois par jour." Alphonse Karr feat Theodora Miller

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Beatriz D. Vega
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MessageSujet: (A/01) "L'homme est comme une horloge. Il se remonte par la nourriture deux ou trois fois par jour." Alphonse Karr feat Theodora Miller   Lun 5 Nov - 11:46

Après cette nuit quelque peu mouvementée, Beatriz s'est réveillée les yeux dans le brouillard.
Mais une chose était sûre. C'est qu'il allait falloir trouver à manger. La faim engrangeait la fatigue, les tensions, les cris, les pleurs, les disputes. Trouver de la nourriture, c'était laisser un temps de repos aux survivants, leur laisser un moment d'espoir. Les rassasier leur permettrait d'espérer des secours, qui arriveraient prochainement.

Cette tâche, l'espagnole ne souhaitait pas la faire seule. D'un parce que la jungle, elle n'y allait pas tous les jours. On pouvait très vite se perdre là-dedans. Avoir un compagnon de route lui permettrait de retrouver le chemin bien plus facilement. La seconde raison était qu'à deux, ils pourraient rapporter plus de nourriture. De plus, cela lui donnerait les moyens de plonger ses pensées dans une activité plus que louable. Beatriz ne voulait pas penser à son frère. Pas pour le moment. Ou du moins, elle refusait d'avoir des pensées négatives à ce sujet.

Tout à coup, une grande question s'imposait à elle. Quelle langue parler? Pour s'adresser à qui ? Sur le bateau, elle avait déjà entendu des langues inconnues. Peut-être du portugais. A moins que ce ne soit du créole? Non elle ne savait plus. Mais la barrière de la langue pouvait être un frein assez sévère dans les relations.
Beatriz tentait de se raisonner avec des arguments valables. En vol, l'hôtesse de l'air avait réussi à se faire comprendre. Soit parce qu'elle switchait d'une langue à une autre, soit elle tentait de jouer aux mimes ou encore, un collègue venait la remplacer. Mais ici, l'espagnole était seule, sans collègues, sans traducteur à la rescousse. Oui, mais l'espagnol et l'anglais étaient les langues les plus parlées au monde, non ?

Son regard se portait sur chaque rescapé. Les vieillards il fallait laisser tomber. Les enfants en bas âge aussi, elle ne souhaitait pas être en charge d'un enfant dans cette jungle.Elle reconnaissait cette femme, au loin, qui devait avoir le même âge qu'elle. Elle identifiait cet adolescent un peu farouche. Et cet homme, certainement passé les 40 ans, qui s'était entretenu avec une jeune fille. Pour l'aider ? Beatriz n'en savait strictement rien, l'espagnole n'avait fait que de les observer.
Parmi toute cette masse de personnes, il fallait qu'elle trouve quelqu'un de responsable. Quelqu'un de suffisamment jeune et dynamique pour l'aider dans sa nouvelle quête. Quelqu'un qui n'essayerait pas de fuir, ne tomberait pas malade facilement.

Puis, son regard se porta sur une jeune fille élancée. A vue d’œil, cette jeune fille devait avoir entre 20 et 25 ans. Peut-être même 27 ans. Bien que son teint de peau soit pâle, il ne paraissait pas indiquer; aux yeux de Beatriz; que la brune était malade. Après quelques minutes d'hésitation, craignant que la jeune femme ne s'éloigne; la rescapée se leva et se décida à aller l'aborder.

«Hey!» tenta d'interpella la jeune femme aux cheveux bruns, tout en lui faisant une sorte de coucou avec sa main droite.

Beatriz s'avança vers la dit inconnue, ses chaussures et chaussettes à la main. Pieds nus, elle embrassait le sable fin. Devant la jeune fille, comme si elle semblait gênée, elle resta interdite. Non pas parce qu'elle était intimidée par la jeune fille qu'elle avait hélée. Mais plutôt parce l'hôtesse de l'air ne savait pas par où commencer. Et un autre obstacle venait à elle. Peut-être qu'elle était la seule qui s'était alertée sur la dite situation. Les personnes aux alentours n'y pensaient peut-être pas à cause de l'adrénaline d'hier et des noix de coco à dispositions. Mais qu'en serait-il si quelqu'un venait à avoir une illumination ? Tout comme un virus, il contaminerait ses autres compères, qui se transformeraient comme des animaux affamés. Et cette folie, Beatriz voulait l'éviter, coûte que coûte. L'espagnole avait déjà eu un large aperçut de ce qu'était le Black Friday. Alors un Hungry Day, elle n'en avait pas envie.

Après encore un moment d'hésitation, elle adressa la parole à l'inconnue

«Excuse-moi de te déranger mais...» se coupa-t-elle en espagnol. Elle se souvint qu'elle ne souhaitait pas alerter les autres, elle baissa alors le ton de sa voix, afin qu'elle ne puisse audible qu'à cette brune.

«Il va falloir qu'on trouve de la nourriture, maintenant, toi et moi. Hormis les noix de cocos.» avait-il dit, en espagnol.

Au regard que lui adressait la jeune fille, elle se demanda si en fait, il n'aurait mieux pas valut de le faire en anglais. A moins qu'elle ne parle aucune de ces 2 langues... Mais ça, ce serait une autre histoire.

«Je disais, excuse-moi de te déranger mais... Il va vraiment falloir qu'on trouve..»s'arrêta la blonde en pleine phrase, en voyant un rescapé passer de leur côté, puis s'éloigner en direction de la mer « de la nourriture.»répéta-t-elle une seconde fois en anglais, comme si elle avait dit un secret qu'on transmettait à la génération suivante. Elle jetait un regard furtif vers les autres rescapés. Ouf, ils ne semblaient pas avoir entendu le mot interdit, nourriture.
Theodora Miller
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MessageSujet: Re: (A/01) "L'homme est comme une horloge. Il se remonte par la nourriture deux ou trois fois par jour." Alphonse Karr feat Theodora Miller   Jeu 8 Nov - 19:14


L'homme est comme une horloge. Il se remonte par la nourriture deux ou trois fois par jour.
La première nuit venait de passer, t'es rentrée au camp et t'es pas encore totalement remise de tes aventures de la veille. T'es allé te rincer rapidement du sable qui s'est collé à ta peau durant la nuit, tu remets pas tes chaussures tout de suite, t'en vois pas l'intérêt, tes pieds sont encore mouillés. Tu te félicites d'avoir eu la bonne idée d'aller diner en pantalon le soir du naufrage et pas en robe, car bien que ton chemisier et ton pantalon de grandes marques soient complètement fichus, ils étaient plus pratiques qu'une jupe. Quand le jour c'est levé sur la plage t'as espéré que les secours serait présent aussi, t'y a cru à l'arrivée d'un bateau dans le lagon éclairé par le soleil levant comme envoyé par une quelconque divinité. Mais le seul navire que tu vois en te levant c'est le reste de votre paquebot qui a sombré et ça te fou un coup au moral, t'aimes pas attendre en temps normal, alors dans cette situation c'est encore pire. T'observes autour de toi les rescapés, certains dorment encore, d'autre s'activent déjà, la panique de la veille c'est un peu estompé et l'espoir d'être rapidement secouru semble présent sur la plupart des visages que tu vois.

Soudainement une question que tu ne t'es pas posé depuis ton arrivée sur l'île s'impose à toi par l'énorme gargouillement que fait ton estomac. Qu'est-ce que vous allez bien pouvoir manger sur cette île ? Parce qu'il va bien falloir tous vous nourrir à un moment, t'es pas certaine que les plus âgés et les plus jeunes plus tenir très longtemps sans quelque chose d'autre à manger que les quelques noix de coco tombées sur le sable, et ça si quelqu'un arrive à les ouvrir. Y'a bien les poissons du lagon, mais faut un peu de patience pour les attraper et c'est définitivement pas ton truc la patience. Puis ton regard se pose sur la jungle derrière toi, il doit, tu t'en approches, mais tu rentres pas dedans, restant suffisamment proche du camp par précaution. T'ira pas là-dedans seule, c'est hors de question, c'est beaucoup trop dangereux. En plus t'as strictement rien sur toi qui pourrait servir à te défendre, à part peut-être une fourchette, mais c'est pas non plus ce qu'il y a de plus pratique. Tu contemples un moment ce qui peut bien se trouver dedans, des fruits comestibles certainement, une bonne chose que t'es entendu une femme dire qu'elle était botaniste quelque part, des animaux aussi, le problème c'est que tu sais pas chasser et que personne d'autre autour de toi n'a l'air de se soucier de leur prochain repas, contrairement à toi. En même temps, t'es tellement habitué à manger à heure fixe et avec ton métier sauter un repas n'est pas une option si tu ne veux pas risquer un malaise, et là tu ne te souviens plus de la dernière fois que t'as avaler quelque chose, ce que ton estomac compte bien te faire remarquer avec le bruit qu'il fait.

Tu fixes encore un moment la forêt, réfléchissant à qui tu pourrais demander de t'accompagner à la recherche de nourriture quand t'entend une voix derrière toi. «Hey!» Elle se retourne et vois une jeune femme blonde lui faire des signes de la main en s'avançant vers elle, puis resta sans rien dire un petit moment avant de reprendre la parole. «Excuse-moi de te déranger mais...» Commença-t-elle dans une langue que tu ne connais pas. «Il va falloir qu'on trouve de la nourriture, maintenant, toi et moi. Hormis les noix de cocos.» Continua-t-elle un ton plus bas, et cette fois-ci t'arrive à reconnaitre des tonalités qui te font penser à de l'italien sans en être, de l'espagnol ou du portugais sans doute. Sauf que tu ne connais aucune de ces langues, alors tu dévisages l'inconnue comme si elle débarquait d'une autre planète. Elle semble le remarquer et reprend en anglais cette fois-ci. «Je disais, excuse-moi de te déranger mais... Il va vraiment falloir qu'on trouve..» Elle fit une nouvelle pause quand quelqu'un passa à côté de vous et continua quand il fut assez loin. « de la nourriture.» finit-elle. Tu sais pas pourquoi les gens ne commencent pas d'abord par l'anglais, on t'a toujours appris que ta langue maternelle était parlée dans quasiment tous les pays, que c'est une langue universelle, c'est peut-être pour ça que t'as pas trop fait d'efforts pour retenir les autres langues que t'as apprise à l'école ou à la maison. Alors pourquoi les gens s'échinent à parler dans une langue avec laquelle ils ne sont pas sûr d'être compris quand ils maîtrisent l'anglais te dépasse. Les grands esprits se rencontrent penses-tu. « Je pensais à la même chose. » Tu lui réponds sans faire attention au volume de ta voix. D'ailleurs, le cinéma que la blonde faisait pour simplement lui parler de nourriture tu trouves cela un poil ridicule, ce n'est pas comme si c'était un secret qu'il n'y avait rien à manger sur la plage. « Je pense que t'as pas besoin de chuchoter, ils vont bien se rendre compte qu'il n'y a rien à manger quand les gosses vont commencer à brailler et qu'ils vont rien trouver d'autre que des noix de coco sur la plage. » Tu lui dis avec cet air condescendant qui est naturel chez toi. « Je pensais à aller voir là-dedans si y'a quelque chose de comestible. » Dis-tu en pointant la jungle. « Mais l'idée ne me réjouit pas plus que ça. »
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Beatriz D. Vega
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MessageSujet: Re: (A/01) "L'homme est comme une horloge. Il se remonte par la nourriture deux ou trois fois par jour." Alphonse Karr feat Theodora Miller   Dim 11 Nov - 17:59

Ouf. Quelqu'un qui avait la même idée qu'elle! C'était rassurant! Et de l'autre côté ça pouvait aussi montrer que d'autres y pensaient également. Ce qui l'avait surprise c'était cette façon qu'avait la jeune fille à lui adresser la parole! Expressive, l'espagnole avait même roulé des yeux tellement celle-ci était surprise du ton qu'elle prenait! Beatriz laissa la jeune femme parler afin de mieux la comprendre. A la fin de ses paroles, se décida à y aller doucement, pour ne pas la brusquer.

«Mais tu connais peut-être le Black Friday ?» l'interrogea-t'elle.

Comme la jeune fille ne voyait certainement pas où elle voulait en venir. Peut-être qu'une image serait plus parlante avec cette exemple-là. La vieillesse apportait l'expérience. La jeunesse avait besoin d'expérimenter et d'apprendre des erreurs. C'était quelque chose que Beatriz concevait parfaitement. La blonde trouvait que faire réfléchir à une situation par un autre exemple pouvait aider la brune à mieux la comprendre.

«Imagines ça ici, avec des gens commençant à péter complètement les plombs.... Les disputes. Les gens qui s'en prennent aux autres. Les vols de nourriture et j'en passe. Le tableau est catastrophique. Et je n'ai mais aucune envie d'assister à ce genre de choses.» expliqua l'espagnole

Aborder les choses de manières calmes permettaient d'amorcer certains conflits. Son métier l'avait appris à prendre le temps de bien expliquer les choses. De la même façon que son ex-femme lui avait appris que prendre le temps permettait de mieux comprendre et tolérer certaines situations, du moins d'en comprendre les enjeux. Même si, il fallait l'avouer, le ton qu'elle pris cette inconnue l'avait plus que rendue confuse.

«Et comme visiblement on n'a pas de nourriture de survie, ça risque d'être compliqué.» ajouta-t'elle tout en murmurant ce mot devenu presque interdit: nourriture.

Beatriz ne voulait pas continuer sa phrase. Mais l'insinuation se trouvait là. Et si on restait plus longtemps qu'une ou deux journées? Et si les secours mettaient plus de temps à nous venir en aide ? La demoiselle préférait laisser la femme imaginer ou non les conséquences de ce manque si important.

«C'est pour ça que je préfère baisser le ton de ma voix. Je peux éventuellement prendre 2 personnes à part pour essayer de les... raisonner. Mais en avoir plus de 5 sur les bras c'est impossible... Et aussi contagieux qu'une maladie. Impossible à maîtriser et à arrêter. Personne n'a besoin de ça ici. Et les accidents arrivent bien vite. Trop vite en cas de crise.» déclama de manière calme Beatriz à la jeune femme.

«Je comprends tout à fait ton inquiétude. Moi aussi ça ne me dit trop rien d'y aller comme ça à l'aveuglette. Surtout qu'on ne sait pas ce qu'on peut y trouver. Mais... Là on a pas trop le choix. Et j'ai probablement une idée. Tu vas me dire ce que tu en penses.» lui glissa-t'elle d'un sourire complice.

L'hôtesse de l'air désigna son châle bleu. Elle laissa réfléchir un léger instant la jeune fille à son idée; quelque peu farfelue; avant de la lui proposer.

«J'imagines que tu connais par cœur l'histoire du Petit Poucet qui retrouve son chemin grâce à certains stratagèmes, non ?» lui demanda-t'elle.

Question de rhétorique. C'était un classique. Tout le monde connaissait ces contes. Quelqu'un nous en avait forcément parlé durant notre enfance, que ce soit par la famille, l'école ou les connaissances. La morale du début de cette histoire? Marquer son chemin de manière durable et non éphémère! Et le sable, il y en avait à portée de main! De plus, personne n'irait manger du sable.

«Je n'ais pas de bouteille. Mais avec le châle, je pourrais transporter du sable. Et on en laisserait à des endroits stratégiques. Peut-être en forme de flèche.» proposa l'espagnole.

Par contre, elle n'avait aucune idée de comment elles feraient si elles changeaient de trajet. Ou que le premier chemin qu'elles avaient choisi était un cul-de-sac. Comment feraient-elles pour indiquer que le chemin avait déjà été utilisé ?

«Qu'en dis-tu?» la questionna Beatriz.

Puis elle se tapa son front. Non de manière brutale, mais comme si la trentenaire avait oublié quelque chose d'important!

«Oh, j'oublies totalement mes bonnes manières! Je me nomme Beatriz Dafné Vega. Mais Beatriz ça me va. Ce sera plus simple si on connait au moins nos prénoms!» lui déclara l'hôtesse de l'air tout en lui présentant sa main amicale.
Theodora Miller
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MessageSujet: Re: (A/01) "L'homme est comme une horloge. Il se remonte par la nourriture deux ou trois fois par jour." Alphonse Karr feat Theodora Miller   Mer 14 Nov - 20:01


L'homme est comme une horloge. Il se remonte par la nourriture deux ou trois fois par jour.
T'as remarqué le roulement d'yeux de la plus âgée quand tu lui as parlé, c'est généralement le type de réaction que ton comportement déclenche, surtout chez ceux tes ainés. Mais c'est pas de ta faute si sa façon de baisser le ton, comme si elle te parlait d'une mission secrète confié par la Reine elle-même, te semble complètement stupide. T'as pas vraiment le temps d'y réfléchir qu'elle te répond sur un ton beaucoup plus doux que le tien. « Mais tu connais peut-être le Black Friday ? » Question stupide. T'acquiesces, lui jetant un regard de travers. Tu ne comprends pas où elle veut en venir, c'est pas comme si y'avait un Tesco à dévaliser sur la plage. Elle continue ces explications, avec un peu plus de clarté cette fois. « Imagine ça ici, avec des gens commençant à péter complètement les plombs.... Les disputes. Les gens qui s'en prennent aux autres. Les vols de nourriture et j'en passe. Le tableau est catastrophique. Et je n'ai mais aucune envie d'assister à ce genre de choses. » Et soudainement tout te parait plus clair. Toi t'as plutôt imaginé qu'avoir plein de gens pour aller chercher de quoi boire et manger serait un avantage, plus vous êtes, plus de terrain vous pouvez couvrir, mais t'as pas pensé que les autres pouvaient se mettre à s’affoler. Parce qu'autant tu peux comprendre que les plus petits puissent avoir peur et devenir incontrôlable, t'avais au contraire pensé que les adultes seraient plus responsables, qu'ils sauraient que la panique ne les mènera a rien. Vous êtes tous coincés ici, autant s'entraider. Mais c'est vrai que t'as jamais été dans une telle situation, t'as pas pensé à la nature égoïste des gens, et s'ils sont capables de s'arracher les cheveux pour une paire de chaussure alors qu'ils en ont partout autour d'eux, tu préfères pas imaginé ce qu'il pourrait arriver quand c'est de nourriture qu'il va s'agir. « C'est en effet une situation qu'il vaut mieux éviter. » Tu réponds, ne perdant pas ton air supérieur quand t'imagines la scène que vient de te décrire la femme en face de toi et le comportement pathétique que peuvent avoir certain.

La peur tu peux comprendre, qui ne serait pas terrifié d’être au milieu de l’océan, sans savoir quand les secours viendront vous chercher, toi aussi t’as peur, bien que tu sois trop fière pour l’admettre. Tu préfères t’occuper l’esprit à faire autre chose, pour ne pas y penser. Mais s’en prendre les uns aux autres quand vous êtes tous dans la même galère, c’est tout simplement stupide à tes yeux. « Et comme visiblement on n'a pas de nourriture de survie, ça risque d'être compliqué. » Continua la blonde, baissant encore une fois la voix quand elle prononça le mot nourriture. T'as pas de mal à imaginer ce qu'il peut arriver si vous restez encore longtemps sans rien à manger. T'as encore l'espoir que les secours arrivent rapidement, mais t'es pas naïve, t'as entendu les d'histoire aux infos de bateaux et d'avion porté-disparus, qu'on a mis des mois à retrouver. « C'est pour ça que je préfère baisser le ton de ma voix. Je peux éventuellement prendre 2 personnes à part pour essayer de les... raisonner. Mais en avoir plus de 5 sur les bras c'est impossible... Et aussi contagieux qu'une maladie. Impossible à maîtriser et à arrêter. Personne n'a besoin de ça ici. Et les accidents arrivent bien vite. Trop vite en cas de crise. » « Très bien, on n’en parle à personne d’autre. Parce que je serais incapable de rassurer qui que ce soit d’autre que les gosses si tout le monde se met à paniquer. » Ton ton c’est un peu radoucit. Les enfants tu les connais un peu, avec ton métier il t’arrive de devoir donner cours à des enfants, et t’as pris l’habitude de gérer leurs crises.

Tu partages ensuite avec elle ton idée d’aller voir dans la jungle pour de la nourriture. « Je comprends tout à fait ton inquiétude. Moi aussi ça ne me dit trop rien d'y aller comme ça à l'aveuglette. Surtout qu'on ne sait pas ce qu'on peut y trouver. Mais... Là on a pas trop le choix. Et j'ai probablement une idée. Tu vas me dire ce que tu en penses. » « Je t’écoutes. » Tu lui dis, attendant d’entendre ce qu’elle va proposer. «J'imagines que tu connais par cœur l'histoire du Petit Poucet qui retrouve son chemin grâce à certains stratagèmes, non ?» Encore une question bête, cette fois c’est toi qui roules des yeux. « Évidement que je connais. » Ton air hautain est revenu au galop. Mais il te faut pas longtemps pour comprendre son idée. «Je n'ais pas de bouteille. Mais avec le châle, je pourrais transporter du sable. Et on en laisserait à des endroits stratégiques. Peut-être en forme de flèche.» Elle te propose et tu trouves ça assez intelligent. « Qu'en dis-tu? » « Je pense que c’est une bonne idée, j’ai un sac qui peut transporter du sable. Ou pour y mettre ce qu’on aura peut-être trouvé.  On peut aussi faire des croix pour les endroits qui ne nous mènent à rien, pour ne pas y retourner. » C’est à ton tour de lui faire part de ton idée.

« Oh, j'oublies totalement mes bonnes manières! Je me nomme Beatriz Dafné Vega. Mais Beatriz ça me va. Ce sera plus simple si on connait au moins nos prénoms! » Elle se présente. « Moi c’est Theodora. » Tu lui réponds en serrant la main qu’elle te tend, laissant de côté ton nom de famille que tu juges pas utile de mentionner. Tu la relâches et remarques qu’elle aussi tiens ses chaussures à la main. « On devrait surement renfiler ça avant de s’aventurer dans la jungle. » Tu lui dis en montrant ta paire de mocassin.

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